rencontre daudetCette journée d’étude qui a eu lieu le 22 mars 2013 au lycée DAUDET  portait sur l’avenir de l’Union européenne, en présence d’étudiants en classes préparatoires et les élèves de trois classes de terminales économiques et sociales (ES).

Accompagné des enseignants de sciences économiques et sociales et d’histoire-géographie, organisée par le mouvement européen France en partenariat avec le Lycée A. Daudet de Nîmes, cette rencontre avait lieu dans le cadre des Journées d’étude des classes préparatoires économiques.

                                 Thème de la journée :

        « Quel avenir pour l’union européenne ?« 

Après une introduction générale de Luc SIMULA, Professeur en classes préparatoires au lycée Alphonse Daudet, Philippe FREMEAUX, Editorialiste de la revue Alternatives Economiques, et Cyril ROBIN-CHAMPIGNEUL, Représentant régional de la Commission européenne à Marseille, sont intervenus respectivement sur « Un avenir incertain», et « De la crise à l’approfondissement de l’Union européenne ». Simon SUTOUR a, pour sa part, développé le thème « Y-a-t-il une conception française de l’Union européenne au début du XXIème siècle ».

 Intervention de Simon SUTOUR sur le thème :

 « Y a-t-il une conception Française de l’Union Européenne au début du XXIe siècle »?

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Extraits : La construction européenne peut faire consensus et peut parfois entraîner un dépassement des clivages politiques mais également être un sujet qui divise.

 Nous l’avons vu en 1992 sur le traité de Maastricht et en 2005 sur le traité européen, ou une grande partie de la droite et de la gauche parlementaire étaient dans le même camp ce qui entraîne lorsque ces textes arrivent dans les 2 assemblées  une majorité écrasante, il est fréquent également de voir dans la commission des affaires européennes que Simon SUTOUR  préside au sénat que les votes soient unanimes.[…]

Dans un même temps la construction européenne est aussi un sujet qui divise, lors des référendums sur Maastricht en 1992 et sur le traité constitutionnel de 2005 nous avons vu soit une approbation à une faible majorité, soit un refus à hauteur de 55%.

Il y a en France des courants importants, notamment à l’extrême droite mais pas seulement, qui préconisent des mesures incompatibles avec la construction européenne , voir préconisent la sortie de l’Union […].

Pourquoi cette conception ambitieuse ?

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La France ex grande puissance devenu puissance moyenne constate très vite qu’une Europe unie aurai la capacité de peser sur le monde, en influençant une Europe unie la France conserverait finalement un rôle important dans la politique internationale.

 l’affirmation politique de l’Europe demeure aujourd’hui un chantier et que malgré une influence régionale elle n’est pas encore un acteur mondial réellement influent.[…]

Il y a bien une conception Française de l’Europe en ce début de siècle, portant une ambition politique pour l’Europe celle d’être un des pôles d’influence dans un monde ouvert et multipolaire; la France continue à vouloir aller loin dans l’harmonisation des législations de façon souple et pragmatique, elle continue également à être attachée à un équilibre institutionnel qui laisse une place aux états membres.[…]  

 « l’Europe doit être une fédération d’Etat-nation » c’est-à-dire un véritable acteur politique, avec une vraie capacité de décision ; mais elle fédère des « Etats-nations » c’est-à-dire des réalités humaines collectives, des pays qui conservent chacun une identité propre. 

Intégralité du texte :Intervention Simon Sutour lycée Daudet