simon sénat 2M. Simon Sutour attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les intempéries qui se sont abattues sur le département du Gard et, plus généralement, sur la région Languedoc-Roussillon en plusieurs épisodes, au cours des mois de juillet, septembre et octobre 2014.

En effet, concernant, plus particulièrement, le département du Gard, ce ne sont pas moins de quatre événements climatiques très puissants – le 20 juillet, du 17 au 20 septembre, du 29 au 30 septembre et du 10 au 13 octobre – qui, à chaque reprise, ont été la cause de dommages très importants.

La culture des risques – très présente dans notre population, du fait d’une exposition connue aux phénomènes météorologiques dits « cévenols » – a permis un bilan humain limité, même s’il faut déplorer le décès d’une personne en juillet dans un camping à Saint-Paulet-de-Caisson, à la suite d’une tornade, et une en septembre 2014 sur la commune de Saint-Laurent-le-Minier.

Pour autant, les dégâts occasionnés aux infrastructures publiques, économiques, agricoles et aux biens privés sont conséquents. Il faut noter que, sans les lourds investissements consentis par les collectivités locales épaulées par l’État et l’Union européenne, ces dernières décennies, en matière de prévention des inondations, les conséquences de ces pluies diluviennes auraient été dramatiques. Le département du Gard est, à ce titre, un exemple de ce qui peut être réalisé dans ce domaine.

Cependant, force est de constater que la vulnérabilité de ce département est encore bien réelle et nécessite de nouveaux aménagements, aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines. Les communes et le conseil général ont, pour l’heure, conjointement répondu aux situations d’urgence et le classement en zone de catastrophe naturelle d’une très large partie du territoire gardois pris par décrets en Conseil des ministres permettra une indemnisation des sinistrés par les assureurs. Ces apports ne sont, bien évidemment, pas suffisants pour réparer l’ensemble des destructions et la mobilisation rapide de l’État reste nécessaire.

C’est pourquoi, il lui demande s’il serait possible : d’une part, à court terme, que la mission interministérielle chargée d’évaluer les dégâts puisse rendre son rapport pour déclencher la mise en place du fonds de calamités publiques et qu’une avance sur ce fonds puisse être débloquée ; et, d’autre part, que l’État et l’Union européenne puissent s’engager à soutenir, à plus long terme, la nécessaire poursuite des investissements relatifs à la prévention des inondations qui, d’après les spécialistes, pourraient se multiplier dans les prochaines années sur le pourtour méditerranéen en raison des changements qui affectent notre climat.