najat2M. Simon Sutour attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la formation des enseignants. Priorité de la refondation de l’école, la formation des enseignants a amené le Gouvernement, en septembre 2013, à la création des écoles supérieures du professorat pour remplacer les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) qui avaient été vidés de leur substance sous l’ancienne majorité, avec dans l’idée leur suppression pure et simple. L’engagement du président de la République de recruter 60 000 postes d’enseignants en cinq ans sera tenu et la création d’une formation des maîtres montre l’importance qu’ont les questions d’éducation dans ce quinquennat. Aujourd’hui, l’université se charge de la formation des maîtres et de la professionnalisation de l’étudiant, en l’articulant avec la mise en pratique professionnelle. Un an après sa création, un bilan peut être fait. Ce qui apparaît comme moins positif est la séparation entre, d’une part, les tâches d’enseignement qui relèvent des universités et, d’autre part, les tâches de recrutement, de mise en stage, d’évaluation et de gestion des personnels, prises en charge par les rectorats et qui semble peu cohérentes. Cette juxtaposition entraîne une formation des maîtres de l’école et du collège insuffisamment pratique, peu tournée vers le concret et qui s’apparente plus à de l’enseignement qu’a une véritable formation. L’ancien ministre de l’éducation et de la culture Jack Lang a d’ailleurs, très justement, relayé, dans la presse, cette problématique et la volonté du monde enseignant, dans son ensemble, de construire une formation aux finalités communes et aux modalités plus cohérentes. C’est pourquoi, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place, afin d’affiner le dispositif, dans le but de mieux répondre aux enjeux de l’école et de la jeunesse.