M. Simon Sutour attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation des professeurs agrégés (PRAG) et des professeurs certifiés (PRCE) enseignant dans le supérieur.
Les PRAG et les PRCE sont des enseignants-clés en premier cycle ; la progression de la réussite des étudiants en licence passe par leur implication. Ils sont pourtant les mal-aimés de l’enseignement supérieur.
Globalement, les PRAG et PRCE souffrent d’un manque de reconnaissance car, souvent considéré comme illégitimes dans leur fonction, ils sont pourtant des éléments indispensables pour remplir la mission d’enseignement des universités et sont des références utiles dans le parcours des étudiants.
En effet, ils évoluent dans des structures universitaires où les enseignants-chercheurs, plus nombreux et qui craignent eux aussi pour leur statut, ont parfois tendance à voir d’un mauvais œil l’arrivée de professeurs du secondaire à l’université.
Il est souvent reproché au PRAG de ne pas faire de recherche. À l’inverse, les PRAG ont parfois tendance à considérer qu’ils ont toute la charge de l’enseignement.
L’ambiance, de ce fait, dans les universités varie énormément en fonction du département et des rapports de force.
C’est pourquoi, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre afin de mettre un terme à cette forme non dite de remise en cause de leur légitimité, ressentie trop souvent par les PRAG dans les universités.