Simon Sutour attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, sur la prise en charge de l’autisme et l’accompagnement des familles.

Malgré la reconnaissance de ce handicap depuis 1995 les structures manquent de ressources pour faire face aux besoins.
La prise en charge des enfants autistes est aujourd’hui loin d’être parfaite. En effet, le diagnostic peut être établi avant 30 mois, mais dans les faits, il intervient rarement avant l’âge de six ans faute de place dans les centres de dépistage. Les structures manquant à la fois de financement et de ressources pour faire face aux besoins réels d’un accompagnement de qualité, nombre de personnes autistes restent en famille faute de réponse adaptée à leurs besoins.

Trois choix s’imposent donc aux familles : la prise en charge classique exclusivement psychiatrique dominée par la psychanalyse, la prise en charge tournée vers des méthodes éducatives telle l’admission en SESSAD (service d’éducation spécialisée et de soins à domicile), tout en sachant que celle-ci n’est pas exclusivement adaptée aux enfants autistes, ou la technique ABA (applied behavior analysis), technique développée pour les autistes mais non remboursée. Si cette technique possède des résultats très satisfaisants, elle est extrêmement contraignante pour la famille, laquelle doit énormément s’investir dans le suivi de son enfant (arrêt du travail, accompagnement par un psychologue, une éducatrice, etc.).

C’est pourquoi il demande si le Gouvernement envisage une politique globale pour améliorer la prise en charge de l’autisme.

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